
Le train en direction pour Parent, à la gare de Shawinigan, Qc. Photo © Marc-André Pauzé - Tous droits réservés
Texte et photo Marc-André Pauzé
Déjà le mois passé je relatais dans ce récit/photoreportage et les suivants, l’époque glorieuse du train, entre Montréal et l’Abitibi. Parent, une petite ville au milieu de la forêt, était jadis une étape importante vers l’Ouest canadien. Les Parentois, dont la survie a longtemps reposé sur le train, ont développé une relation particulière avec le train. Mais depuis quelques décennies, ce moyen de transport est en régression constante sur ce trajet et les autres lignes ont complètement disparu de la province.
Ceux qui ont voyagé en Europe et en Afrique ont pu remarquer que les services ferroviaires ont conservé une part importante des pratiques de locomotion, autant pour les voyageurs que pour le transport de marchandises. Il en a été tout autrement en Amérique, royaume de l’automobile. La construction de routes pour permettre le transport de marchandises en énormes camions a graduellement supplanté les lignes de chemin de fer, et ce, au détriment de l’environnement (émission de CO2), de l’économie sociale (routes dégradées par le poids des mastodontes en période de dégel) et souvent de l’efficacité comme le démontre cet article parut dans “Slate”.
La promotion du mode de vie centré sur l’automobile a engendré la création des banlieues, des centres commerciaux de grande surface et de l’étalement urbain, au détriment de l’agriculture et de la préservation de nos terres arabes. Tout ça pour cultiver le mythe du confort à l’américaine… et continuer d’enrichir des compagnies qui dépendent maintenant des fonds publics pour éviter leur disparition et celles de milliers d’emplois.
À lire: Pourquoi les trains américains sont-ils plus lents que dans les années 1920? Quand la technologie régresse.