
La petite Claudia Razafindravola dort pour la première fois de sa vie sous la protection d'un filet. La Malaria tue une personne aux 30 secondes. Photo © Marc-André Pauzé/αR - Tous droits réservés
Par Marc-André Pauzé
“Sommes-nous prêts au pire?” titrait l’article de La Presse du 2 septembre, au sujet de la grippe A (H1N1). Une couverture médiatique importante en réponse à une implication majeure des organismes de santé occidentaux. Le virus de la grippe A (H1N1) a déjà fait plus de 2000 victimes dans le monde. C’est une menace sérieuse selon l’OMS et Santé Canada.
Pourtant, deux autres maladies tuant avec beaucoup plus d’agressivité n’ont pas la même couverture et ne voient pas les mêmes investissements pour les enrayer.
La malaria tue une personne aux 30 secondes. (Unicef)
La tuberculose tue une personne aux 20 secondes. (xtrtb.org)
C’est deux maladies sont facilement traitables. Un filet pour se protéger du moustique responsable de la transmission du paludisme (malaria) coûte à peine 10$. Il en coûte entre 20 et 100$ pour traiter quelqu’un qui a développé la tuberculose. Un mauvais traitement résulte en une mutation du virus qui le rend résistant aux traitements classiques.
Le Nouveau-Brunswick dépensera 17,1 millions de dollars pour vacciner ses citoyens contre la grippe A H1N1 (Radio-Canada 15 septembre 2009).
Les énergies et ressources pour résoudre ces trois problèmes de santé sont-elles équivalentes? Pourquoi?