Par Marc-André Pauzé
Alors que je sortais du café au centre-ville de Joliette, je dus céder le passage à un gros cheval blond tirant une calèche chargée d’une joyeuse famille prenant une pause dans ses emplettes de Noël. Je suivis la calèche jusqu’à la place du marché de Noël. Au centre des cabanes de marchands, des foyers de bois réchauffaient les passants. Certains écoutaient l’homme qui debout, près des feux, gesticulait tout en racontant une histoire du pays. Autour de lui, les badauds s’attroupaient pour l’écouter. Plus il y avait de monde, plus il gesticulait, tantôt mimant le vent du nord balayant les champs de nos campagnes, ou encore imitant un quêteux qui habite un de ses contes. Une petite fille, fatiguée de se tenir debout, s’assit sur une pile de buches comme sûrement plusieurs l’ont fait au temps où les familles partaient de la ville pour aller fêter en campagne à la ferme ancestrale.